Carrelage qui fissure : support, ragréage, mouvements
Un carrelage qui fissure n’est presque jamais un simple défaut esthétique. C’est un signal. Parfois il annonce une contrainte ponctuelle (un choc, un objet tombé), mais le plus souvent il révèle un problème de support, de préparation (ragréage, planéité, humidité), de mise en œuvre (colle, double encollage, joints) ou de mouvements du bâtiment (retrait de dalle, plancher bois vivant, fissuration d’une chape, dilatation thermique, plancher chauffant). L’enjeu est double : stopper la cause pour éviter la récidive, puis réparer proprement sans fragiliser le reste du revêtement.
Renova Clean intervient en rénovation chez les particuliers et les professionnels, et ce guide est pensé comme une grille de diagnostic terrain, avec un fil conducteur simple : symptôme → contrôle → cause probable → solution adaptée. Vous pourrez ainsi décider si une réparation localisée est pertinente ou si une reprise de support s’impose.
Repérer le type de fissure avant toute action
Fissure isolée sur un seul carreau
Ce que vous voyez : un carreau fendu, les carreaux voisins semblent sains, les joints ne sont pas tous ouverts.
Causes probables
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Choc (objet lourd) ou point de charge (pied de meuble fin, roulette, escabeau).
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Défaut interne du carreau (plus rare).
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Vide sous le carreau : la colle n’a pas adhéré partout, le carreau travaille comme une plaque au-dessus d’un creux.
Premiers contrôles
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Tapotez doucement avec le manche d’un outil : un son creux autour du carreau est un indice fort de décollement.
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Regardez si la fissure traverse le joint ou reste à l’intérieur du carreau. Si le joint reste intact, la cause peut être plus ponctuelle.
Fissures qui suivent les joints ou les traversent
Ce que vous voyez : fissures alignées, souvent en croix, qui s’étendent sur plusieurs carreaux ; joints ouverts ou pulvérulents.
Causes probables
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Mouvement du support (chape fissurée, dalle qui travaille, plancher bois trop souple, ancien support hétérogène).
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Absence de fractionnement ou de joints de dilatation aux bons endroits.
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Carrelage collé sur support non stabilisé (ragréage inadapté, ancien revêtement mal préparé).
Premiers contrôles
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Cherchez un motif répétitif : fissure tous les 60-90 cm, fissure qui suit une ligne (ancienne fissure du support, jonction de dalles, reprise de béton, seuil).
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Vérifiez les angles, les pourtours, et les zones à changement de support (ex : dalle + ragréage, chape + ancien carrelage).
Microfissures en toile d’araignée ou éclats sur les arêtes
Ce que vous voyez : réseau fin, parfois seulement visible à la lumière rasante ; éclats sur arêtes.
Causes probables
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Carreau trop fragile pour l’usage (classement d’usage insuffisant : passage, charges, chocs).
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Tension liée à la dilatation thermique (plancher chauffant, baie vitrée plein sud) et joints trop rigides.
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Pose trop serrée, joints trop fins, absence de joints périphériques.
Premiers contrôles
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Notez les zones : proche d’une baie, d’un poêle, d’un chauffage au sol, d’une porte d’entrée (variation thermique).
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Regardez l’épaisseur des joints et l’existence d’un joint souple en périphérie (plinthe collée directement sur carrelage = attention).
Diagnostic express en 20 minutes : la méthode support d’abord
Étape 1 : cartographier les fissures
Prenez des photos, puis dessinez un plan sommaire de la pièce et reportez les fissures. Cette carte révèle souvent la logique : ligne droite → joint de dalle ; diagonale répétitive → mouvement ; zone localisée → support dégradé ou point de charge.
Étape 2 : tester le son creux et la stabilité
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Tapotement : son plein = collage correct ; son creux = manque d’adhérence ou vide.
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Marche à plat : si vous sentez un léger basculement, le carreau est probablement décollé.
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Joint : si le joint se poudre en grattant légèrement, il a pu travailler mécaniquement ou être lessivé par une humidité.
Étape 3 : vérifier l’humidité et les infiltrations
Sur un carrelage, l’eau circule souvent par les joints. Une infiltration (salle de bain, terrasse, seuil, siphon, fuite) peut dégrader une chape, provoquer des gonflements, ou fragiliser la colle.
Indices : odeur persistante, joints noircis, plinthes qui se décollent, salpêtre sur murs bas, trace au plafond en dessous. Si vous suspectez une fuite, la priorité est la recherche et la réparation de l’origine, avant toute reprise du carrelage.
Étape 4 : identifier le support sous-jacent
Selon les logements, on rencontre : dalle béton, chape ciment, chape anhydrite, ragréage, plancher bois, ancien carrelage, panneau de construction, isolation sous chape, plancher chauffant. Chaque support a ses règles de pose, et un ragréage universel ne corrige pas une structure qui bouge.
Problème → solution : les scénarios les plus fréquents
Support irrégulier ou trop faible : le carrelage travaille et casse
Symptômes typiques
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Fissures dispersées, parfois proches des zones de passage.
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Carreaux qui sonnent creux par endroits.
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Sensation de pompage sous le pied.
Ce qui se passe réellement
Un carrelage est rigide. S’il est collé sur un support qui fléchit, ou sur une surface qui présente des creux non rattrapés, il subit des contraintes. Le carreau finit par fissurer ou se décoller. Un support peut être dur au toucher mais mécaniquement insuffisant : plancher bois trop souple, dalle fissurée, chape mal dosée, ancien mortier friable.
Solutions fiables
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Réparation localisée si le support est sain autour
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Dépose du carreau fissuré et des carreaux creux adjacents.
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Nettoyage total de l’ancienne colle (objectif : repartir sur une base propre et stable).
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Reprise du support : ragréage local ou mortier de réparation adapté au support.
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Repose avec colle conforme à l’usage, en respectant l’épaisseur et le peignage.
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Reprise globale si les creux sont nombreux
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Dépose totale du carrelage et diagnostic du support.
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Ragréage sur l’ensemble (uniquement si le support est stable), ou réfection de chape si le support est trop dégradé.
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Mise en place d’un système de désolidarisation si nécessaire (notamment sur supports hétérogènes ou sujets à micro-mouvements).
Ordres de budget (France, variables selon accès, surface, état)
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Dépose + évacuation : souvent 20 à 45 € / m².
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Ragréage autolissant : souvent 15 à 35 € / m² (plus si grosses épaisseurs ou primaire spécifique).
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Repose carrelage (fournitures + pose) : fréquemment 45 à 120 € / m² selon format, finition, complexité.
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Réfection de chape : souvent 25 à 60 € / m² selon type et épaisseur, hors contraintes particulières.
Ragréage mal choisi ou mal exécuté : fissuration en miroir du support
Symptômes typiques
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Fissures qui reviennent au même endroit après réparation.
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Traces de fissure rectiligne suivant une ancienne fissure ou un joint.
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Éclats et carreaux cassés au-dessus de zones où le ragréage a pu “tirer” trop vite.
Causes courantes
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Absence de primaire d’accrochage, ou primaire inadapté au support.
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Ragréage appliqué sur support poussiéreux, humide, ou non cohésif.
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Épaisseur hors tolérances du produit : trop mince (il casse), trop épais (il fissure).
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Mélange trop liquide, séchage trop rapide (courant d’air, chauffage), ou délai de recouvrement non respecté.
Solutions fiables
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Revenir au support : un ragréage fissuré se traite rarement par ragréage sur ragréage sans comprendre la cause.
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Stabiliser : reboucher et traiter les fissures du support (résine, mortier, pontage) selon leur nature.
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Choisir le bon système : ragréage compatible (ciment/anhydrite/bois), primaire adapté, et éventuellement trame de renfort.
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Respecter les temps : séchage, recouvrement, conditions de chantier (température, hygrométrie).
Mouvement du bâtiment ou de la chape : la fissure traverse tout
Symptômes typiques
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Fissure longue, souvent droite, qui traverse plusieurs carreaux et joints.
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L’alignement correspond parfois à une jonction structurelle (reprise de béton, seuil, cloison, trémie).
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La fissure évolue : elle s’ouvre/ se referme légèrement selon saisons.
Causes courantes
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Retrait de chape ou dalle lors du séchage (surtout si pose trop précoce).
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Joints de fractionnement absents ou mal placés.
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Tassement différentiel (remblai insuffisant, ancien plancher, sol instable).
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Travaux récents : cloison déplacée, ouverture créée, charges modifiées.
Solutions fiables
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Si le mouvement est stabilisé
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Dépose en bande au droit de la fissure.
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Traitement de fissure du support (pontage/armature, résine) selon diagnostic.
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Mise en place d’un joint de fractionnement au bon endroit, qui sera prolongé dans le carrelage.
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Repose en respectant le joint (souple ou profil adapté).
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Si le mouvement est actif
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Il faut traiter la cause structurelle avant la finition : reprise de chape, renforcement plancher, correction de support, parfois avis technique (selon bâtiment).
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Dans certaines configurations, un système de désolidarisation ou une solution alternative (revêtement plus tolérant) est plus durable.
Plancher bois ou support souple : fissures récurrentes, surtout en hiver
Symptômes typiques
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Fissures et décollements qui apparaissent avec les variations hygrométriques.
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Bruits de plancher, souplesse perceptible, joints qui se fendent.
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Fissures près des jonctions de panneaux ou au droit des solives.
Ce qui se passe réellement
Le bois vit. Il gonfle et se rétracte. Un carrelage collé directement sur un plancher sans préparation adaptée est exposé. Même si ça tient quelques mois, la mécanique finit par gagner.
Solutions fiables
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Renforcer la rigidité : reprise de solivage, ajout de panneaux structurels adaptés, fixation correcte, suppression des jeux.
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Désolidariser : système de natte/membrane prévu pour supports bois, ou panneaux de construction carrelables, avec colle adaptée.
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Joints périphériques et fractionnement : essentiels, plus généreux que sur béton.
Sur ce type de support, la réparation localisée seule est rarement durable si la structure n’est pas rigidifiée.
Plancher chauffant : dilatations, cycles thermiques et joints trop rigides
Symptômes typiques
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Fissures fines en réseau, parfois près des baies et zones ensoleillées.
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Décollements localisés, sons creux apparaissant après la première saison de chauffe.
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Joints qui s’effritent.
Causes courantes
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Mise en chauffe trop rapide après pose.
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Colle ou joint non adaptés aux contraintes thermiques.
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Absence de joints périphériques et de fractionnement.
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Carrelage trop grand format sans précautions (double encollage, planéité stricte).
Solutions fiables
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Respect d’un protocole de mise en température (montée progressive).
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Utilisation de colles et joints compatibles avec chauffage au sol.
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Pose avec soin : planéité, double encollage, joints adaptés.
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Fractionnement conforme à la configuration (grandes surfaces, couloirs, formes en L).
Carrelage sur ancien carrelage : adhérence incertaine et fissures au droit des joints
Symptômes typiques
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Fissures qui suivent les joints de l’ancien carrelage, comme une copie carbone.
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Zones qui sonnent creux, surtout là où l’ancien carrelage était déjà partiellement décollé.
Causes courantes
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Ancien carrelage insuffisamment stable ou mal adhérent.
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Surface non dépolie, dégraissée, ou primaire d’adhérence absent.
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Support hétérogène : réparation par endroits, colle différente, joints instables.
Solutions fiables
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Vérification systématique de la stabilité de l’ancien carrelage : si ça sonne creux par plaques, la dépose est plus sûre.
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Préparation mécanique (décapage, ponçage) + primaire adapté.
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Dans certains cas, désolidarisation pour limiter la transmission des mouvements.
Joints absents ou mal conçus : la tension se libère en fissurant
Symptômes typiques
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Fissures près des murs, des poteaux, des seuils.
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Carrelage “bloqué” sous plinthes ou contre huisseries.
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Grande surface sans interruption, surtout dans les locaux pros ou pièces ouvertes.
Causes courantes
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Joints périphériques inexistants (le carrelage est en butée rigide).
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Fractionnement oublié sur grande surface ou zones géométriquement contraintes.
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Joints trop durs ou trop fins là où un joint souple est nécessaire.
Solutions fiables
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Création de joints périphériques (réservations, mastic adapté en périphérie).
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Ajout de joints de fractionnement à des endroits cohérents (passages de porte, changements de support, grandes longueurs).
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Choix de profils ou mastics adaptés à l’usage (sanitaire, trafic, nettoyage, chimie).
Humidité, infiltration, défaut d’étanchéité : la colle perd sa tenue, le support se dégrade
Symptômes typiques
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Carreaux qui se décollent, joints noircis, odeurs, taches, apparition progressive.
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En salle d’eau : fissures proches de la douche, autour des évacuations, en pied de cloison.
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En extérieur : soulèvement au gel/dégel, efflorescences, joints qui se creusent.
Causes courantes
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Étanchéité insuffisante en zones humides (sous carrelage, en angles, autour des percements).
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Fuite d’alimentation/évacuation.
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Remontées capillaires ou support humide non traité.
Solutions fiables
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Rechercher et traiter la cause (fuite, infiltration) avant toute remise en état.
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Refaire une étanchéité adaptée en pièce humide avant recarrelage si nécessaire.
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En extérieur : traiter la pente, le drainage, et le choix des produits compatibles gel/dégel.
Quand une réparation locale suffit, et quand elle est une fausse économie
Réparation locale pertinente si
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La fissure est isolée ou liée à un choc.
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Le support autour est stable, sans son creux généralisé.
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Les fissures ne se multiplient pas et ne suivent pas un motif structurel.
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L’humidité est absente ou traitée.
Reprise de support à envisager si
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Plusieurs carreaux fissurent et les joints s’ouvrent en ligne.
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Beaucoup de zones sonnent creux.
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Le support est bois souple ou chape fissurée active.
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Le ragréage présente des fissures, décollements, ou farinage.
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La pièce est soumise à cycles thermiques importants sans joints adaptés.
Dans la pratique, dépenser peu pour remplacer 2 carreaux peut coûter cher si la cause est structurelle : la réparation tiendra quelques semaines, puis le problème se déportera sur les carreaux voisins.
Les bonnes pratiques qui évitent 80 % des fissures lors d’une rénovation
Planéité et préparation : la base qui ne se voit pas, mais qui tient tout
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Support propre, dépoussiéré, cohésif, sans laitance.
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Primaire d’accrochage adapté.
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Ragréage uniquement si le support est stable, et dans les épaisseurs prévues.
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Temps de séchage respectés : un support sec en surface n’est pas toujours prêt à être recouvert.
Collage et mise en œuvre
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Colle adaptée au support et aux contraintes (format, trafic, chauffage, humidité).
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Peignage correct et régulier, double encollage sur grands formats ou contraintes.
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Respect des largeurs de joints et des joints périphériques.
Joints et fractionnement
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Joints périphériques continus, non bloqués par les plinthes.
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Fractionnement sur grandes surfaces et zones contraintes.
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En zones humides : traitement soigné des angles et percements.
Repères réglementaires et assurances utiles en cas de désordre
En France, les travaux de carrelage relèvent de règles professionnelles encadrées par des normes et documents techniques, notamment les DTU de référence pour la pose de revêtements céramiques, ainsi que les exigences propres aux locaux humides, aux supports spécifiques et aux planchers chauffants. L’objectif n’est pas de vous transformer en expert, mais de savoir quand un désordre relève d’un défaut de mise en œuvre.
Ce que vous pouvez exiger d’une entreprise
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Un devis détaillé mentionnant la préparation des supports, les produits, les surfaces, la nature des joints, et les éventuelles reprises (chape, ragréage, étanchéité).
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Une assurance responsabilité civile professionnelle et, selon la nature des travaux, une garantie décennale couvrant les travaux engagés.
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Un procès-verbal ou une trace de réception de chantier.
En cas de fissures après travaux
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Photographiez, datez, et conservez devis/factures.
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Signalez rapidement par écrit.
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Si le désordre compromet l’usage (décollements, infiltration, danger), une expertise amiable peut s’avérer utile.
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Selon le contexte, la garantie de parfait achèvement (la première année) et d’autres garanties peuvent s’appliquer.
Budgets réalistes selon le niveau de reprise
1) Remplacement de quelques carreaux fissurés
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Dépose, nettoyage, repose : souvent 150 à 500 € selon accès, disponibilité du carreau, temps de main-d’œuvre.
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Si le carreau n’existe plus, il faut parfois harmoniser (zone complète) ou accepter un remplacement proche.
2) Reprise localisée de support (ragréage, fissure de chape)
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Intervention ciblée : souvent 400 à 1 200 € selon taille de la zone, complexité, temps de séchage, déplacement.
3) Dépose totale + reprise support + recarrelage
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Projet complet : le budget se raisonne au m², et varie fortement avec le format, les découpes, l’état du support, l’évacuation des gravats, l’accessibilité, et l’éventuelle étanchéité.
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Pour une rénovation standard, l’enveloppe globale peut aller de quelques milliers d’euros à beaucoup plus pour de grandes surfaces, des locaux professionnels, ou des contraintes techniques (plancher chauffant, support bois, salles d’eau complexes, grands formats).
Astuce utile : en rénovation, la préparation du support est souvent le poste qui fait la différence entre un carrelage durable et un carrelage qui fissure. Un devis très bas qui zappe cette ligne est un signal d’alerte.
Aides financières et fiscalité : ce qui peut s’appliquer à vos travaux
Le remplacement d’un carrelage seul n’est généralement pas l’opération la plus subventionnée, mais il peut entrer dans un projet plus large qui, lui, ouvre des droits. Voici les leviers les plus fréquents.
TVA réduite en rénovation
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En logement achevé depuis plus de deux ans, des taux de TVA réduits peuvent s’appliquer selon la nature des travaux, sous conditions. En pratique, la rénovation et l’amélioration bénéficient souvent d’un taux intermédiaire, et certains travaux énergétiques d’un taux réduit plus bas. L’entreprise vous fait remplir une attestation et applique le taux correspondant.
Aides liées à l’énergie quand le carrelage fait partie d’un lot
Si vos travaux incluent isolation, chauffage, ventilation, ou rénovation globale, le carrelage peut être un poste induit (remise en état après travaux) dans certains montages, selon le dispositif et la configuration. Dans ce cas, c’est le projet global, les performances atteintes et l’éligibilité du logement qui sont déterminants.
Adaptation du logement et accessibilité
Dans une salle de bain, un carrelage fissuré peut révéler un support dégradé, et la rénovation peut être l’occasion de sécuriser l’espace (sol antidérapant, douche accessible, suppression de ressauts). Selon votre situation (âge, handicap, perte d’autonomie, ressources), des aides existent pour l’adaptation du logement.
Éco-prêt à taux zéro et autres financements
Certains financements bancaires aidés peuvent concerner des bouquets de travaux. Là encore, le carrelage peut s’intégrer au chantier global, mais il ne déclenche pas à lui seul l’aide dans la plupart des cas.
Contacts utiles à mobiliser sans perdre de temps
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France Rénov : information neutre sur la rénovation, les aides et les parcours de travaux.
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ANAH : dispositifs d’aides sous conditions pour certains projets (rénovation, adaptation).
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ADIL : information logement, droits, démarches, lecture de devis, litiges.
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Votre mairie ou intercommunalité : aides locales possibles, règles d’urbanisme si travaux annexes (terrasse, modification extérieure).
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Votre assureur : déclaration de sinistre si infiltration, dégât des eaux, ou désordre relevant d’une garantie.
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Expert bâtiment / expertise amiable : utile en cas de désaccord technique, surtout après travaux récents.
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Conciliateur de justice : solution amiable si litige persistant.
Checklist avant de relancer une pose après fissures
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Le support est-il stable, sec, cohésif, et adapté à un collage ?
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Les fissures du support ont-elles été traitées selon leur nature (pontage, renfort, joint) ?
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Le ragréage est-il compatible, avec primaire, épaisseur maîtrisée et séchage respecté ?
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Les joints périphériques et de fractionnement sont-ils prévus et exécutés ?
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Les produits colle/joint sont-ils compatibles avec l’usage (trafic, eau, chauffage) ?
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La stratégie de réparation est-elle cohérente : localisée si le problème est local, globale si le défaut est systémique ?