Rénovation et travaux à Rouen : guide pratique avec Renova Clean
À Rouen, rénover n’a rien d’un chantier standard. Entre les immeubles en brique et pierre du centre historique, les maisons 1930 de Jouvenet, les copropriétés d’après-guerre côté Saint-Sever, les rues étroites du secteur Beauvoisine, les coteaux exposés au vent vers Mont-Gargan, et les zones plus humides proches de la Seine, chaque projet demande une lecture fine du bâti, des contraintes urbaines et du climat local. La ville combine un parc immobilier ancien, des secteurs patrimoniaux où la façade et la toiture ne se modifient pas à la légère, et des enjeux très actuels de rénovation énergétique, de mise aux normes et d’adaptation des logements.
Renova Clean accompagne particuliers et professionnels à Rouen avec une approche de terrain : diagnostic clair, scénarios de travaux réalistes, chiffrage transparent, planning maîtrisé, choix techniques compatibles avec les aides, et coordination des interventions quand plusieurs lots se croisent. Ce guide a été conçu pour vous aider à prendre de meilleures décisions avant de signer un devis, en anticipant les pièges classiques et en vous donnant des repères de budget, de réglementation et d’organisation, avec des exemples concrets inspirés des quartiers de Rouen.
Ravalement de façades à Rouen : esthétique, protection et obligations locales
Un ravalement de façade à Rouen sert autant à embellir qu’à protéger. La pluie régulière et l’humidité ambiante favorisent les encrassements, les mousses, les microfissures et les désordres d’enduit, surtout sur les façades exposées nord ou situées dans des rues peu ventilées du centre (Beauvoisine, Vieux-Marché, Saint-Maclou). Sur les immeubles en pierre, le danger n’est pas seulement visuel : un nettoyage trop agressif peut ouvrir la surface, accélérer l’érosion et provoquer des infiltrations. Sur les façades enduites, un mauvais choix de revêtement peut bloquer la vapeur d’eau et créer des cloques.
À Rouen, il faut aussi intégrer la dimension administrative : un ravalement et, plus largement, tout ce qui modifie l’aspect extérieur peut relever d’une déclaration préalable. Dans les secteurs patrimoniaux, des règles spécifiques s’appliquent et une autorisation est requise pour des travaux susceptibles de modifier l’état des parties extérieures. En pratique, cela influence le choix des teintes, des menuiseries, des garde-corps, des matériaux de couverture et même la manière de traiter un joint ou une modénature.
Repères de budget à Rouen (ordre de grandeur, hors complexités exceptionnelles) :
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Nettoyage doux, reprise ponctuelle d’enduit, protection : souvent dans une fourchette de 35 à 80 €/m² selon accès et état.
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Reprise d’enduit plus complète, fissures traitées, peinture façade adaptée : plutôt 70 à 140 €/m².
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Ravalement pierre avec interventions spécifiques (reprises de joints, pierres ponctuelles, badigeon) : très variable, souvent 120 à 250 €/m² et au-delà si échafaudage complexe et détails architecturaux.
Conseils utiles avant de lancer un ravalement :
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Faites distinguer fissures de retrait, fissures structurelles, et fissures liées à l’humidité : le traitement n’est pas le même.
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Exigez une proposition écrite sur le mode de nettoyage (pression, chimie, rinçage), surtout en centre ancien.
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Sur façade ancienne, privilégiez des solutions respirantes : l’objectif est d’évacuer l’humidité, pas de la piéger.
Dans le cadre de programmes d’amélioration de l’habitat, Rouen a mis en place des dispositifs ciblés, dont des incitations liées à la rénovation de façades dans un périmètre de renouvellement urbain, avec un montant annoncé pouvant aller jusqu’à 7 000 € par immeuble dans certaines conditions. Pour savoir si votre adresse est éligible, l’OPAH du territoire constitue une porte d’entrée utile.
Travaux de peinture à Rouen : intérieur, extérieur, air sain et finitions durables
La peinture est souvent sous-estimée, alors qu’elle conditionne la perception de qualité d’un logement, la luminosité et même le confort respiratoire. Dans les appartements du centre (Saint-Marc, Cathédrale, Vieux-Marché), les plafonds peuvent être marqués par d’anciennes infiltrations, les supports sont parfois hétérogènes (plâtre ancien, enduits réparés, reprises électriques). Dans les secteurs plus récents (Saint-Sever, Jardin des Plantes), on rencontre davantage de plaques de plâtre et de fissures de jonction.
Une prestation sérieuse se joue à 70 % dans la préparation :
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Diagnostic support : humidité, farinage, cloquage, présence d’anciennes peintures lessivables ou glycéro.
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Lessivage, grattage, rebouchage, ratissage, ponçage.
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Impression adaptée : bloquante anti-taches si nécessaire, fixateur si fond poudreux, impression spéciale supports fermés.
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Finition : mat plafond, velours ou satin murs selon usage, laque boiseries si attendu.
Repères de budget (peinture intérieure, main d’œuvre + fournitures standard) :
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Rafraîchissement sur support sain : environ 18 à 35 €/m² de surface au sol équivalente selon niveaux de finition.
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Rénovation avec reprises importantes (ratissage complet) : souvent 35 à 60 €/m².
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Boiseries, portes, plinthes, radiateurs : facturation au forfait ou au ml, variable selon état.
Conseils de pro pour éviter les déceptions :
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Demandez le niveau de préparation (ponçage localisé ou ratissage complet) et faites-le apparaître au devis.
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En logement ancien, privilégiez des peintures intérieures à faibles émissions pour limiter les odeurs et améliorer l’air intérieur, surtout si vous vivez sur place pendant le chantier.
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Ne confondez pas blanc lumineux et blanc couvrant : la couvrance dépend du produit et de la préparation, pas seulement de la teinte.
Rénovation salle de bain à Rouen : confort, étanchéité, ventilation et usage quotidien
Une rénovation de salle de bain à Rouen doit prioriser l’étanchéité et la ventilation. Le climat local, combiné à des logements parfois peu ventilés, favorise les moisissures dans les joints, les plafonds noircis et les odeurs persistantes. Le point critique n’est pas le carrelage visible, mais ce qu’il y a derrière : étanchéité sous carrelage, traitement des points singuliers, pentes, siphons, et compatibilité avec les supports.
Organisation type d’un chantier réussi :
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Dépose et évacuation maîtrisées (attention aux parties communes en copropriété).
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Reprises plomberie : alimentation, évacuations, positionnement conforme.
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Étanchéité : systèmes adaptés (SEL, natte, bandes d’angles).
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Pose receveur ou douche à l’italienne (si faisable) avec pentes et relevés.
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Revêtements (carrelage/faïence), puis finitions silicone de qualité sanitaire.
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Ventilation : vérification VMC, entrée d’air, débits, et traitement des condensations.
Repères de budget à Rouen (hors luxe) :
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Salle de bain compacte (3-5 m²) en rénovation complète : souvent 6 000 à 12 000 €.
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Salle de bain moyenne (6-8 m²) avec douche qualitative + meuble + faïence : 10 000 à 18 000 €.
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Douche à l’italienne avec reprise de sol et contraintes structurelles : peut augmenter fortement selon plancher et évacuation.
Points d’attention propres aux immeubles rouennais :
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Planchers bois : nécessitent une approche spécifique pour éviter les fissures et infiltrations.
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Évacuations difficiles : dans le centre historique, la refonte du réseau peut être plus technique.
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Copropriété : horaires, protection des communs, autorisations en cas de modification de colonnes.
Rénovation sdb PMR : accessibilité, sécurité et valeur d’usage
La rénovation sdb PMR n’est pas réservée aux situations lourdes : elle concerne aussi les seniors, la convalescence, les logements locatifs plus inclusifs et les établissements recevant du public. On vise l’autonomie et la prévention des chutes, sans sacrifier l’esthétique.
Solutions souvent pertinentes :
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Douche de plain-pied antidérapante, siège relevable ou fixe, barres d’appui positionnées selon usage.
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Largeur de passage, zones de manœuvre, meuble vasque accessible.
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Robinetterie ergonomique, éclairage sans zones d’ombre, contrastes visuels.
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Sols antiglisse et suppression des ressauts.
Côté aides, certains dispositifs publics existent pour l’adaptation du logement et sont évoqués dans les supports locaux d’information rénovation. Le bon réflexe consiste à faire valider le projet par un accompagnement compétent avant de signer, afin de sécuriser le financement et d’éviter les équipements inutiles.
Rénovation de cuisine à Rouen : technique, ergonomie et durabilité
Une rénovation de cuisine réussie se joue sur trois axes : circulation, réseaux (eau/élec/évacuation), et robustesse des matériaux. Dans les quartiers comme Gare-Jouvenet ou Saint-Gervais, les cuisines peuvent être petites mais à fort potentiel si on repense l’implantation. Dans les appartements plus grands vers Boulingrin ou les quais, l’objectif est souvent d’ouvrir la cuisine sur le séjour, ce qui implique parfois une ouverture de mur porteur.
Check-list technique avant conception :
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Puissance électrique disponible, emplacement du tableau, circuits dédiés (four, plaque, LV).
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Sortie hotte (recyclage ou évacuation) et impact sur l’humidité.
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Points d’eau et évacuations : pente, diamètre, longueur.
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Éclairage de plan de travail, prises, zones mouillées.
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Matériaux : résistance à l’eau, à la chaleur, et facilité d’entretien.
Repères de budget :
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Cuisine fonctionnelle avec meubles standards + plan stratifié : 5 000 à 12 000 € selon surface et travaux annexes.
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Cuisine sur mesure avec plan qualitatif, électroménager intégré : 12 000 à 25 000 € et plus.
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Si ouverture, reprises de sols, reprises élec, peinture globale : prévoir une enveloppe chantier plus large.
Rénovation investisseur à Rouen : rentabilité, délais et arbitrages intelligents
La rénovation investisseur à Rouen est un exercice d’équilibre : maximiser l’attractivité locative sans sur-investir. Les quartiers étudiants et bien connectés (proximité gare, secteur Saint-Marc, centre rive droite) répondent à une demande de logements bien agencés, faciles à chauffer, avec une bonne ventilation et une salle d’eau sans défaut. Les zones rive gauche côté Saint-Sever peuvent offrir des surfaces intéressantes à condition de maîtriser les coûts de remise à niveau et de sécuriser les parties techniques.
Arbitrages qui donnent de la valeur :
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Remise aux normes électriques (sécurité) plutôt que matériaux décoratifs surdimensionnés.
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Salle d’eau impeccable, ventilation efficace, étanchéité prioritaire.
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Sols résistants, peinture durable, cuisine simple mais robuste.
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Gestion énergétique : isolation ciblée, chauffage régulé, VMC entretenue.
D’un point de vue aides, certains parcours rénovation s’appuient sur des conditions de performance, de diagnostic et d’artisans qualifiés, avec des exigences qui ont évolué et se renforcent, notamment autour des diagnostics et de l’orientation des logements très énergivores vers un parcours accompagné. Pour un investisseur, le sujet n’est pas seulement l’aide : c’est la conformité et la capacité à louer sans contentieux, avec des charges maîtrisées.
Ouverture de mur porteur : sécurité structurelle et coordination
Une ouverture de mur porteur est une opération structurante : on ne parle pas simplement de casser une cloison. Dans le bâti rouennais, on peut rencontrer des murs épais en maçonnerie, des structures mixtes, ou des planchers bois qui réagissent à la moindre modification. L’enjeu est de sécuriser le bâtiment, les voisins, et votre budget.
Étapes incontournables :
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Diagnostic structure : repérer ce qui porte réellement.
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Dimensionnement : choix poutre/linteau/renforts, appuis, reprises en sous-œuvre si besoin.
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Mise en sécurité : étaiement, phasage, protections.
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Réseaux : électricité, plomberie, radiateurs à déplacer.
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Finitions : reprises de sols, plafonds, peinture.
Repères de budget (très dépendant) :
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Petite ouverture avec poutre simple : souvent 3 000 à 8 000 €.
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Ouverture large avec reprises importantes : 8 000 à 20 000 € et davantage en cas de contraintes lourdes.
Rénovation toiture et toit-terrasse à Rouen : longévité, isolation et points singuliers
La toiture est l’assurance-vie du bâtiment. À Rouen, la pluie et le vent imposent une exigence particulière sur les raccords, les solins, les noues, les souches de cheminée et les fenêtres de toit. En centre-ville, la toiture visible peut être contrainte par le contexte patrimonial, ce qui limite les matériaux et les modifications d’aspect.
Dans les immeubles modernes, on rencontre davantage de toits-terrasses. C’est là que l’erreur coûte cher : une membrane mal posée, une évacuation sous-dimensionnée, ou un relevé insuffisant peut provoquer des dégâts en cascade.
Points clés à vérifier :
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État de la charpente et du support.
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Étanchéité des points singuliers.
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Ventilation de la toiture et gestion de la vapeur d’eau.
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Isolation : sarking, isolation intérieure, ou isolation toiture-terrasse selon configuration.
Étanchéité terrasse : prévenir l’infiltration avant la rénovation intérieure
L’étanchéité terrasse doit être traitée comme un système complet, pas comme un simple revêtement. À Rouen, entre épisodes pluvieux, feuilles, et variations thermiques, les évacuations se colmatent vite, surtout quand la terrasse est peu utilisée.
Bonnes pratiques :
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Refaire pentes si nécessaire.
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Contrôler relevés, acrotères, couvertines.
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Sécuriser les évacuations (crapaudines, entretien).
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Choisir une solution compatible (bitume, résine, membrane synthétique) selon usage.
Budget indicatif :
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Réfection étanchéité avec reprises localisées : parfois 80 à 150 €/m².
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Réfection complète avec isolation et protection lourde : 150 à 300 €/m² et plus selon accès.
Traitement humidité : diagnostic sérieux avant tout
Le traitement humidité est l’un des sujets les plus fréquents à Rouen. Les causes typiques se répartissent en quatre familles :
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Infiltration (façade, toiture, menuiseries).
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Remontées capillaires (murs anciens, caves).
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Condensation (ventilation insuffisante, ponts thermiques).
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Fuite réseau (plomberie, évacuation).
Les quartiers proches de la Seine et certaines zones basses peuvent cumuler des facteurs de risque, et la cartographie des risques d’inondation à l’échelle territoriale rappelle que l’aléa existe sur le secteur Rouen-Louviers-Austreberthe. Sans dramatiser, cela incite à traiter sérieusement les sous-sols, les caves, les ventilations et les dispositifs anti-retour quand c’est pertinent.
Méthode de décision pragmatique :
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Mesurer et localiser : hygrométrie, humidimètre, observation des sels.
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Éliminer les causes : fuite, infiltration, ventilation.
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Ensuite seulement : traitements (assèchement, injections, enduits adaptés), sinon on masque et ça revient.
Mise aux normes éléctriques : sécurité, assurance et confort moderne
La mise aux normes éléctriques est un investissement invisible mais essentiel, surtout dans les appartements du centre où l’on trouve encore des tableaux anciens, des circuits sous-dimensionnés, des prises non reliées à la terre, et des ajouts successifs peu lisibles. En logement locatif, la sécurité est un sujet de responsabilité. En habitat familial, c’est aussi une question de confort : plaque induction, télétravail, chargeurs, VMC, tout consomme.
Travaux typiques :
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Remplacement tableau avec protections adaptées.
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Mise à la terre et liaisons équipotentielles (salle d’eau).
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Circuits dédiés cuisine, chauffage, électroménager.
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Reprise des appareillages et des gaines.
Repères de budget :
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Tableau + sécurisation partielle : 1 500 à 4 000 €.
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Rénovation complète T2/T3 : souvent 4 000 à 10 000 € selon accessibilité et finitions.
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Maison avec dépendances : plus variable.
Rénovation après sinistre, incendie, dégât des eaux : méthode pour repartir sainement
Après un dégât des eaux ou un incendie, l’erreur classique est d’aller trop vite sur la remise en peinture. Or, le séchage, le traitement des supports, et la suppression des odeurs demandent une approche structurée. En copropriété, il faut aussi gérer la coordination avec syndic, voisins, assurances et entreprises.
Phases recommandées :
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Mise en sécurité, constat, recherche de fuite.
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Assèchement et contrôle de l’humidité résiduelle.
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Dépose des matériaux atteints (isolants, plâtre, parquet).
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Traitements spécifiques (anti-moisissure, anti-odeur, suies).
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Reconstruction, puis finitions.
Sécurisation effraction : réparer, renforcer, rassurer
La sécurisation effraction ne se limite pas à changer une serrure. Après un cambriolage, les menuiseries sont parfois fragilisées et l’angoisse des occupants est réelle. Un chantier bien mené doit restaurer l’usage (fermeture fiable), renforcer (points d’ancrage, paumelles, vitrage si nécessaire) et conserver une esthétique cohérente, surtout en façade visible.
Actions fréquentes :
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Remplacement serrure multipoints ou cylindre de sécurité.
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Renfort de bâti, gâches, blindage selon contexte.
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Remise en état porte, huisseries, volets, vitrage.
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Éclairage extérieur et détecteurs (selon site).
Rénovation énergétique à Rouen : isolation, chauffage, ventilation VMC et pilotage
La rénovation énergétique à Rouen est un sujet à la fois économique et de confort. Le climat océanique avec une pluviométrie annuelle autour de 830 mm, selon des synthèses climatiques disponibles, renforce l’importance de la ventilation et du traitement des ponts thermiques. Un logement mieux isolé mais mal ventilé devient vite inconfortable : buée, moisissures, air lourd, odeurs.
Isolation : le bon ordre d’attaque
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Toiture/combles : souvent le meilleur ratio coût/gain.
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Murs : intérieur ou extérieur selon façade et contraintes.
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Planchers bas : intéressant sur cave, garage, vide sanitaire.
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Menuiseries : utile, mais seulement si la ventilation est cohérente.
Chauffage : dimensionnement et cohérence
Le changement de chauffage doit se faire après ou avec l’isolation, sinon on surdimensionne et on paye trop. Les aides et parcours récents rappellent aussi des restrictions sur certains équipements, ainsi que des conditions d’accompagnement et de performance selon le type de rénovation.
Ventilation VMC : la clé anti-humidité
Dans les appartements du centre ancien, on voit encore des entrées d’air bouchées, des bouches encrassées, des réseaux mal dimensionnés. Une VMC correctement conçue :
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Stabilise l’humidité.
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Protège les murs et les plafonds.
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Améliore la qualité d’air.
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Rend l’isolation réellement efficace.
Panneaux solaires : faisable, mais pas partout pareil
Les panneaux solaires se raisonnent avec l’orientation, l’ombrage, la solidité de la toiture, et les contraintes d’aspect extérieur. Dans certains secteurs proches du patrimoine, l’intégration est plus encadrée. Pour une maison à Mont-Gargan ou vers Saint-Gervais, l’exposition peut être intéressante ; dans une rue encaissée du centre, l’ombre des bâtiments limite le rendement. La bonne décision se prend avec une étude simple : production estimée, autoconsommation réelle, contraintes d’urbanisme.
Aides et accompagnement local : ce que les ménages consultent le plus
Sur le territoire, l’accompagnement public autour de France Rénov’ existe à Rouen, avec un point conseil et des horaires dédiés. Des supports locaux détaillent aussi des dispositifs complémentaires, par exemple une aide métropolitaine annoncée pour une rénovation d’ampleur après validation du parcours national, ainsi que des dispositifs comme un fonds de remplacement d’appareils bois anciens sous conditions.
Surélévation et ajouter un étage : potentiel, urbanisme et structure
Surélever, c’est gagner des mètres carrés sans déménager, ce qui séduit dans des secteurs où le foncier est rare. À Rouen, la faisabilité dépend de trois facteurs :
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Urbanisme : règles du PLU métropolitain, hauteurs, alignements, aspects.
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Structure : fondations, murs porteurs, charpente, descentes de charges.
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Voisinage et copropriété : mitoyenneté, vues, accès chantier.
Démarches à anticiper :
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Étude structure et esquisse.
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Autorisation d’urbanisme via la Métropole et la ville, avec possibilité de dépôt en ligne.
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Consultation spécifique si secteur patrimonial.
Budget très variable :
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Surélévation légère type ossature bois : souvent 1 800 à 3 500 €/m², hors complexités.
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Surélévation plus lourde (structure renforcée, reprises importantes) : peut dépasser 4 000 €/m².
Études de cas à Rouen : scénarios réalistes et décisions clés
Étude de cas 1 : rénovation investisseur T2 près de la gare et Jouvenet
Contexte : appartement ancien, électricité vieillissante, salle d’eau à refaire, peinture fatiguée, fenêtres correctes, humidité légère en angle.
Décisions rentables :
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Mise aux normes éléctriques complète du logement, circuits cuisine dédiés.
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Salle d’eau compacte : douche, étanchéité soignée, VMC vérifiée.
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Peinture avec ratissage partiel ciblé pour un rendu net sous lumière rasante.
Budget type : 18 000 à 32 000 € selon niveau de cuisine et état des sols.
Impact : relocation plus rapide, moins de sinistres, charges mieux maîtrisées.
Étude de cas 2 : ravalement de façades et traitement humidité dans le secteur Beauvoisine
Contexte : immeuble avec façade encrassée, joints fatigués, traces d’humidité en bas de mur, cave humide.
Décisions techniques :
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Diagnostic des causes : infiltration latérale + ventilation cave insuffisante.
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Nettoyage doux, reprises de joints, protection respirante.
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Ventilation cave et traitement des points d’entrée d’eau.
Démarches : déclaration préalable ravalement, gestion des contraintes patrimoniales selon secteur.
Budget type : très dépendant, souvent 25 000 à 80 000 € à l’échelle d’un immeuble selon surface et accès.
Étude de cas 3 : rénovation salle de bain PMR à Saint-Sever
Contexte : logement occupé par une personne âgée, baignoire difficile, sol glissant, éclairage insuffisant.
Décisions d’usage :
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Douche de plain-pied sécurisée, barres d’appui, siège.
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Revêtements antidérapants, éclairage renforcé.
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Ventilation mécanique mise en conformité.
Budget type : 9 000 à 18 000 € selon reprises plomberie et finitions.
Résultat : autonomie améliorée, risque de chute réduit, entretien simplifié.
Étude de cas 4 : toiture et étanchéité terrasse vers Jardin des Plantes
Contexte : petite maison avec extension en toit-terrasse, infiltrations au plafond, évacuation d’eau mal gérée.
Décisions structurelles :
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Reprise pentes et évacuations, étanchéité complète avec relevés sécurisés.
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Isolation cohérente pour limiter condensation.
Budget type : 8 000 à 25 000 € selon surface et isolation.
Budgets, planning et méthode de chiffrage sans surprises
Pour un projet à Rouen, les écarts de prix viennent surtout de quatre variables :
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Accès et logistique (centre-ville, stationnement, échafaudage, copropriété).
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État réel des supports (planchers, murs, réseaux).
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Niveau de finition attendu.
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Contraintes administratives et patrimoniales.
Repère de planning réaliste :
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Étude + devis + arbitrages : 2 à 6 semaines selon complexité.
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Autorisations (si nécessaire) : anticiper la période de traitement.
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Chantier peinture + sols simple : 1 à 3 semaines.
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Salle de bain : 1 à 3 semaines selon réseaux.
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Rénovation complète appartement : 4 à 10 semaines.
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Toiture/étanchéité : 1 à 4 semaines selon météo et surface.
Astuce : demandez un chiffrage par postes avec options (base, confort, premium). Cela facilite les arbitrages sans dégrader la qualité essentielle.
Réglementation locale et démarches à Rouen : ce qui bloque le plus souvent
Les blocages classiques viennent d’une autorisation oubliée ou d’un dépôt incomplet. À Rouen, une déclaration préalable est requise pour des travaux de ravalement et plus largement pour des modifications de l’aspect extérieur. Le cadre d’urbanisme s’inscrit aussi dans le PLU métropolitain, qui fixe les règles de construction. Et lorsque le bien se situe dans un site patrimonial remarquable, des formalités spécifiques s’appliquent.
Dépôt en ligne : un guichet numérique existe pour les autorisations d’urbanisme à l’échelle métropolitaine.
Aides, accompagnement et contacts utiles à Rouen
Pour éviter de passer à côté d’un financement ou de choisir un parcours inadapté, l’idéal est de se faire guider dès l’avant-projet.
Contacts utiles (Rouen et territoire) :
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Espace conseil France Rénov’ : Métropole Rouen Normandie, 9 bis rue Jeanne d’Arc, 76000 Rouen, téléphone 02 76 30 32 32.
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ADIL 76 (conseils logement) : 02 35 72 58 50.
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CAUE 76 (conseil architecture/urbanisme, indépendant) : 02 35 72 94 50.
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Urbanisme réglementaire secteur Rouen (contacts et consultation) : 02 76 30 31 00.
Sur les dispositifs d’amélioration de l’habitat, l’OPAH du territoire est un repère utile, avec une mise en place annoncée sur cinq ans à partir de juin 2022.